« Un détour par l’enfer » d’Erwan Gramand

4ème de couverture:

« Ce soir, tu as 18 ans, tu boiras donc 18 verres de vin. ». Voilà comment à partir d’un simple repas anniversaire étudiant, j’ai pénétré dans les ténèbres de l’alcool. Vingt-cinq ans d’enfer, plus de la moitié de ma vie.

J’ai grandi dans l’alcool, je l’ai détesté en regardant mes parents s’imbiber, et j’ai pourtant reproduit le schéma. Cette autobiographie raconte mon naufrage depuis mes études supérieures, jusqu’à l’explosion de ma vie de famille.

L’installation sournoise de la dépendance, la honte, le mensonge, la tristesse, la perte de maîtrise de soi-même, les impacts sur la vie familiale et professionnelle, les tentatives échouées pour s’arrêter, jusqu’à ce fameux déclic, la passerelle vers l’abstinence totale. Beaucoup de malades alcooliques se reconnaitront dans ces récits de vie décrits sans tabous et sans complaisance, parfois glauques, inavouables et dérangeants.

Cet ouvrage est le témoignage d’un homme qui a fait un détour de vingt-cinq ans par l’enfer. Il ne prétend pas apporter le moindre remède face à une maladie toujours méconnue et pourtant si présente dans notre société. Mais il apporte un souffle d’espoir et de positivisme : celui de croire à l’arrivée d’un déclic qui ouvrira les portes d’une deuxième moitié de vie heureuse et sans alcool.

Préface du Dr Laurent Karila, psychiatre spécialiste des addictions à l’hôpital Paul Brousse (Villejuif), porte-parole de SOS Addictions.


Il s’agit d’une autobiographie sur la descente aux enfers à cause de l’alcool. Comme à mon habitude je ne mettrai pas de note car un roman témoignage ne mérite pas de note.

Erwan nous raconte sans fioriture son problème d’alcoolisme, c’est courageux car un témoignage peut permettre à certain de mieux comprendre cette addiction et pour d’autre cela peut permettre de faire une juxtaposition avec sa propre vie.

L’alcoolisme, j’ai toujours un rapport très difficile avec les personnes qui boivent. J’ai vécue toute mon enfance auprès d’une personne alcoolique. Au jour d’aujourd’hui cette personne l’est toujours et ne souhaite pas guérir ce n’est pas faute d’avoir essayer. Je ne vais pas vous dire que mon enfance était malheureuse je pense qu’elle était « normale » mais j’ai connu mon lots de violences: les injures, le dédain, le mépris. J’ai souvent hurler ma douleur, pleurer dans mon lit. J’ai fugué plusieurs fois en espérant qu’un adulte viendrai nous sauver mes frères et sœurs et moi mais tout ce que j’ai gagné c’est la haine de cette personne alcoolique et le statut d’adolescente difficile. On m’a envoyée au foyer, la juge m’a dit de changer mon comportement au risque de ne plus voir ma famille. À 13 ans, j’ai pris cela comme une injustice et ma colère n’a fait que grandir, toutes les personnes qui osaient boire devant moi n’avaient le droit qu’à ma haine, j’ai mis très longtemps avant de boire une goutte d’alcool, j’avais peur que si je commençais je finirai comme elle… Puis j’ai grandi, je suis partie. Lorsqu’on est loin on se voile la face je ne voyais plus les dégâts de l’alcool dans ma famille, je restais la plupart du temps sourde aux appels à l’aide de mes sœurs  qui subissaient ce que moi j’avais fuis.


Alors lorsque l’auteur m’a demandé de lire son autobiographie sur son combat contre l’alcoolisme j’ai hésité, ça me faisait mal de voir quelqu’un qui avait réussi à s’en sortir j’avais peur qu’en lisant ce livre des souvenirs dont j’avais réussi à me débarrasser me reviennent en mémoire. J’avais peur. Mais je voulais aussi lire comment l’auteur avait réussit l’exploit de gagner son combat et peut être que je pourrai m’en inspirer et revenir moi aussi au combat. L’alcoolisme est une maladie j’ai mis longtemps à le comprendre, je ne pense pas qu’une personne qui ne le vit pas peut comprendre la souffrance que ça engendre. Cette autobiographie m’a fait mal, je ne vais pas vous mentir mais sans doute un mal nécessaire car en écrivant ces mots je comprends que pour gagner il faut y croire, se faire aider et surtout combattre.


Un roman témoignage peut nous secouer, nous refaire voir ce qu’on aurait voulu oublier, il permet de mettre en garde. C’est important.


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