« Le conflit de l’an 2040 » de Dominique GODFARD

Ma note:

7/10

4ème de couverture:

Roselyne, 98 ans, invite sa famille pour le réveillon du 31 décembre 2039. Qu’il s’agisse de sa personne, de son style de vie ou de son vocabulaire, elle a conservé de beaux restes qui datent quelque peu, mais ne rebutent pas Arthur, son petit-fils bien-aimé âgé de 16 ans. Au lendemain des festivités, un terrible conflit s’abat sur une société déjà divisée par un système générationnel clivant. Durant une année, il va tout bouleverser sur son passage, en particulier l’existence de Roselyne et de son entourage. Toutefois, ce conflit apprendra aux principaux acteurs de cette histoire singulière à mieux se connaître, à se rapprocher les uns des autres en dépit de générations différentes et à fêter dignement la Saint-Sylvestre au 31 décembre 2040… Roman d’anticipation farfelu, fable rigolote ou satire déjantée ? « Le conflit de l’an 2040 » s’apparente à tous ces genres et, comme la plupart des récits liés à la futurologie, repose sur une analyse sérieuse de notre époque tout en s’attachant à en dénoncer les travers avec une allégresse communicative.

Ce que j’aime dans ce roman c’est son aspect satirique sur le monde de demain. Et puis je me suis incroyablement attachée à Roselyne , cette mamie qui aime les mots . Ma grand-mère s’appelle Roselyne et je les identifie pareil. Elle ne comprendrait pas non plus comment les réseaux sociaux prennent autant de place dans nos vies. Pourquoi les rendez-vous galant se font via un écran et non plus au bal . Ce sont deux mondes différents et Roselyne n’est pas du genre à mâcher ses mots même lorsqu’elle décide de se mettre elle aussi derrière son écran pour partager ses idées. Ça m’a fait sourire à de nombreuses reprises.

En début de roman il y a un arbre généalogique qui explique la famille de Roselyne , c’est important car ce roman se concentre sur cette famille, même si Roselyne garde la main la plupart du temps , les autres membres de la famille jouent un rôle notamment dans la séparations des générations . C’est d’ailleurs cette différence de génération qui amène aux conflits . Pour m’expliquer nous avons donc trois grandes générations bien distinctes  : les jeunes (enfants et ados) sont les J-aïes, ; les adultes sont les J-suis et enfin, les plus de soixante-dix ans sont les J-restes. Dans ce monde dystopique les J-restes peuvent vivre jusqu’à 120 ans , ils ont connu le monde d’avant les réseaux sociaux et tout le reste. Ils ont donc bien du mal avec la toute nouvelle génération . Les J-suis qui sont majoritairement les parents des J-aïes sont pris entre deux feux d’un côté leurs ainés et d’un autre leurs progénitures. Prendre le partit de l’un amène à la colère de l’autre . Vous comprenez?

Mais ce roman ce n’est pas simplement les relation conflictuelles, c’est aussi l’amour d’une famille, la puissance des mots et des échanges. Très sympa à lire.


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