Mon classement pour le Prix Audiolib 2020

Ça y est la date ultime approche et il est temps pour moi et pour tous les membres du jury de donner son classement.

J’ai longtemps hésité pour certains mais pour d’autres c’était juste une évidence. J’ai pris énormément de plaisir à écouter tous ses livres. Avant d’être sélectionnée pour participer à cette aventure je n’avais pas vraiment l’habitude de lire avec mes oreilles mais grâce au prix Audiolib je pense en lire plus souvent car j’ai réellement apprécié ces moments d’écoute.

Avec la période du confinement et du virus c’était parfois très dur de rester concentrée sur mes lectures, j’avais l’esprit ailleurs alors parfois les lectures étaient laborieuses , je pense que cette période inédite et angoissante ne concordait pas avec le calme et l’apaisement que me procure d’habitude la lecture. Cependant je ne me suis jamais forcée et lorsque mon esprit était de nouveau en concordance avec mes lectures le plaisir était là.


Me voilà prête à vous dévoiler mon classement , pour faire durer le suspense je vous parle des 5 derniers . Pour voir mes avis complets cliquez sur les numéros du classement .


10. VIE DE GÉRARD FULMARD de Jean Echenoz

Impossible d’aimer ce livre car je n’y ai rien compris. Il ne m’a laissé qu’un sentiment d’agacement et le ton « je m’en foutiste » du narrateur ne m’a pas aidé à aimer cette lecture.

9. Beloved de Toni Morrison

Malheureusement l’une de mes plus grosses déceptions. Je pense qu’il s’agit ici d’un livre qu’il faut lire en version papier et non pas en audio car c’est un roman complexe avec de très longues phrases et par moment j’ai eu l’impression que la narratrice manquait de souffle. Puis son interprétation m’a parfois fait lever les yeux au ciel tellement j’étais exaspérée. Un gros dommage pour cette lecture .

8.  Ici n’est plus ici  de Tommy Orange

Un livre que je voulais absolument lire mais qu’encore une fois je ne pense pas qu’il soit adapté à la lecture audio, j’ai trop souvent été perdue au milieu des personnages. Pour savourer une lecture il faut savoir restituer chacun des personnages et malheureusement, ici, ça n’a pas été le cas. Si le fond de l’histoire m’a plu je pense que j’aurai pris plus de plaisir à le lire en version papier.

7. Girl  d’Edna O’Brien

Un roman très dur à lire non pas dans le sens laborieux mais il est cruel. Il montre le pire de ce que l’humanité a à offrir et on ne peut qu’avoir mal au cœur devant la souffrance de ses personnages.

6. Le miroir de nos peines  de Pierre Lemaitre

Ah j’ai eu beaucoup de mal à classer ce livre. Je l’ai adoré, je l’avais déjà lu en version papier avant de me plonger dans la version audio. Pierre Lemaitre a une voix de conteur . Un travail remarquable tout le long. En faite j’ai vraiment hésité à le mettre dans mon top 5. J’ai beaucoup réfléchit mais même si j’ai adoré mon cœur a plus frémit envers les autres livres donc il n’a que la 6ème place.

♥ MON TOP 5 ♥


5.  Le bal des folles  de Victoria Mas

Un énorme bravo à la prestation narrative d’Audrey Sourdive, son travail est incroyable j’ai adoré l’écouter. Ce roman faisait partie de mes envies lectures, j’ai beaucoup aimé ce livre. Une histoire de femmes qui saura toucher beaucoup de monde.

4. La femme révélée de Gaëlle Nohant

Un livre que j’avais lu avant de l’écouter . J’avais beaucoup aimé ma lecture mais j’avais tiqué sur la deuxième partie du roman . J’ai eu beaucoup de chance car l’auteure après lui avoir expliqué mon ressentis m’a clairement expliqué son point de vue sur la deuxième partie. Et donc j’ai gardé en tête ses explications lors de l’écoute et j’ai encore plus apprécié ma lecture.

3.  Né d’aucune femme  de Franck Bouysse

J’ai frôlé le coup de cœur pour cette lecture. Incroyablement poignant. Un livre à deux voix mais parfaitement harmonieux. Un très bon et beau livre.

2.  Dans la forêt  de Jean Hegland

Ce fut mon premier coup de cœur pour cette sélection. Et pourtant ça a mal démarré entre ce livre et moi. Je l’ai lu en pleine période de confinement alors vu le thème de ce livre croyez-moi ça peut être à double tranchant. Mais j’ai finalement été prise par ce texte magnifique et réaliste, une vraie ode au renouveau . J’ai adoré.

1. L’homme qui savait la langue des serpents  d’Andrus kivirähk

Je pense que ce n’est une surprise pour personne. J’ai littéralement adoré ce roman. J’ai eu mal lorsque je l’ai terminé, je ne voulais pas que ça s’arrête. J’aurai pu finir en dépression à la fin de ma lecture tellement les personnages allaient me manquer. Ce livre est une pépite , l’interprétation d’Emmanuel Dekoninck vaut son pesant d’or. Ce livre s’écoute et se savoure. Je pense même que ce roman fera partie de mon top 5 personnel tous livres confondus. Il n’y a rien d’autre à dire à part que c’est une MERVEILLE.

Je souhaitais remercier toute l’équipe Audiolib pour cette aventure incroyable et surtout pour toutes ses belles découvertes livresques. C’est grâce à vous que j’ai eu deux nouveaux coups de cœur dont un qui est incroyable. J’ai hâte de savoir quel livre va remporter le prix même si je prie sincèrement pour que ce soit « L’homme qui savait la langue des serpents » d’Andrus kivirähk

« La femme révélée » de Gaëlle Nohant

Lu par: Claudia Poulsen

Durée: 9h45

Genre: Contemporain


Résumé de l’éditeur

Paris, 1950. Eliza Donneley se cache sous un nom d’emprunt dans un hôtel miteux.
Elle a abandonné brusquement une vie dorée à Chicago, un mari fortuné et un enfant chéri, n’emportant que son Rolleiflex et la photo de son petit garçon. Pourquoi la jeune femme s’est-elle enfuie ? Seule dans une ville inconnue, Eliza, devenue Violet, doit se réinventer.
Vingt ans plus tard, au printemps 1968, Violet peut enfin revenir à Chicago. Elle retrouve une ville chauffée à blanc par le mouvement des droits civiques, l’opposition à la guerre du Vietnam et l’assassinat de Martin Luther King. Partie à la recherche de son fils, elle est entraînée au plus près des émeutes qui font rage au cœur de la cité.

Aucun lecteur ne pourra oublier Violet, héroïne en route vers la modernité.
Claudia Poulsen offre une interprétation vibrante de ce magnifique portrait de femme.


Mon avis sur l’histoire

Je vous avez déjà écrit une chronique sur ce livre car je l’ai lu il y a déjà plusieurs semaines en version papier. Je vous avez donc déjà expliqué que j’ai été conquise par ce roman mais que la deuxième partie m’avait laissé un goût amer . Le personnage dans la seconde partie change, c’est normal vu tout ce qu’elle a vécu mais le froid que j’ai ressentis entre elle et son fils m’a glacé.

Mais j’ai eu beaucoup de chance car l’auteure Gaëlle Nohant a prit contact avec moi afin de me demander ce qui m’avait gênée dans la lecture de la deuxième partie et elle m’a gentillement expliquée son point de vue à elle , comment elle a construit son personnage d’Eliza dans cette partie du roman. C’est une chance incroyable d’avoir le point de vue de l’auteure et c’est avec toutes ses explications que j’ai écouté ce livre pour le prix Audiolib.

Je me rends compte à quel point la vison d’un lecteur à un autre peut différer , notre ressentis n’est pas forcément le même et il se peut que nous ayons mal compris l’interprétation que l’auteur souhaitait transmettre à ses personnages. C’est important de bien comprendre les personnages pour savourer une lecture et Gaëlle Nohant par ses explications m’a permise de mieux comprendre ce que j’avais mal interpréter et ça change complètement ma lecture.


Mon avis sur la narration

Un très bon travail d’interprétation la voix de Claudia Poulsen permet une évasion sincère . L’ayant déjà lu j’avais quand même une petite crainte de m’ennuyer mais le travail d’une narratrice est de faire vivre une lecture, pour moi le travail est plus que bien fait.


En bref

Un livre d’une grande beauté , une auteure à l’écoute de ses lecteurs . Très honnêtement ce livre mérite d’être lu et relu.

« L’homme qui savait la langue des serpents » d’Andrus kivirähk

Lu par: Emmanuel Dekoninck

Durée: 13h57

Genre:


Résumé de l’éditeur

Voici l’histoire du dernier des hommes qui parlait la langue des serpents, de sa sœur qui tomba amoureuse d’un ours, de sa mère qui rôtissait compulsivement des élans, de son grand-père qui guerroyait sans jambes, de son oncle qu’il aimait tant, d’une jeune fille qui croyait en l’amour, d’un sage qui ne l’était pas tant que ça, d’une paysanne qui rêvait d’un loup-garou, d’un vieil homme qui chassait les vents, d’une salamandre qui volait dans les airs, d’australopithèques qui élevaient des poux géants, d’un poisson titanesque las de ce monde et de chevaliers teutons un peu épouvantés par tout ce qui précède.
Peuplé de personnages étonnants, empreint de réalisme magique et d’un souffle inspiré des sagas scandinaves, L’Homme qui savait la langue des serpents révèle l’humour et l’imagination franchement délirante d’Andrus Kivirähk. Le roman retrace dans une époque médiévale réinventée la vie peu banale d’un jeune homme qui, vivant dans la forêt, voit le monde de ses ancêtres disparaître et la modernité l’emporter.


Mon avis sur l’histoire

Je crois que je tiens mon plus gros coup de cœur de l’année 2020! Et c’est grâce au prix audiolib que je le dois!!!

L’auteur à réussi à me faire rentrer dans son univers et quel crève cœur lorsque la dernière phrase a retentit. Il est parfois extrêmement difficile de quitter un livre que l’on a aimé et j’avoue être entrée dans une phase proche de la dépression lorsque j’ai posé mon casque et que j’ai compris que je ne retournerai plus auprès de Leemet dans sa forêt.

Comment vous parler de ce livre sans passer pour une fangirl? Rien que de penser aux heures de délectation que j’ai passé auprès de ce roman mon cœur bat la chamade. J’ai tout aimé dans « L’homme qui savait la langue des serpents », aussi bien les personnages extrêmement,t bien ficelé que le côté fantastique mélangé au coté historique car oui ce roman est une fiction mais l’auteur à travers ses mots nous parle de vision que l’invasion des hommes de fer ont apporté à la culture estonienne. Andrus kivirähk critique ouvertement sans retenue ce passage à la modernité , c’est parfois sanglant , parfois ridicule mais extrêmement bien raconté.

Ce livre est une merveille de création et encore je pèse mes mots . Ne soyez pas brusqué par les poux géants, les génies, les moines castrés ou encore les ours tombeurs de ses dames. Soyez ouvert d’esprit, ce roman vous fera voyager et vous aurez bien du mal à revenir sur terre.


Mon avis sur la narration

Je suis extrêmement heureuse d’avoir pu découvrir ce roman en version audio. Je pense même ne pas me le procurer en version papier (sauf si je tombe sur une édition de dingue!) Le voyage a été encore plus émouvant encore plus sensationnel avec la voix d’Emmanuel Dekoninck. Mes respects pour cette lecture , ce livre n’en est que plus sublimé. Si jamais vous souhaitez découvrir ce livre, je ne peux que vous conseiller à 2000% de le lire en version audio. Prélassez-vous sur votre lit ou canapé ou n’importe où . Fermez-les yeux et voyagez .


En bref

Mon plus gros coup de cœur depuis ce début d’année. Et vue mon amour pour ce livre je doute fort avoir un aussi gros coup de cœur avant la fin d’année. je pense affirmer sans me tromper que ce roman fera partie de mes préférés. J’ai découvert une petite pépite et je vais lire d’autres romans de cet auteur.

Si vous souhaitez découvrir ce livre je me répète privilégiez la version audio . C’est magique! C’est un livre qui se lit avec ses oreilles sans aucun doute.

« Beloved » de Toni Morrison

Lu par: Anne Alvaro

Durée: 12h36

Genre: Contemporain


Résumé de l’éditeur

« Le 124 était habité de malveillance. Imprégné de la malédiction d’un bébé… »
À Bluestone Road, près de Cincinnati, vers 1870, les meubles volent, la lumière allume au sol des flaques de sang, des gâteaux sortent du four marqués de l’empreinte d’une petite main de bébé. Dix-huit ans après son acte de violence et d’amour maternel, Sethe l’ancienne esclave et les siens sont encore hantés par la petite fille de deux ans qu’elle a égorgée. Jusqu’au jour où une inconnue, Beloved, arrivée mystérieusement au 124, donne enfin à cette mère hors-la-loi la possibilité d’exorciser son passé. Parce que pour ceux qui ont tout perdu, la rédemption ne vient pas du souvenir, mais de l’oubli.
Ce roman aux résonances de tragédie grecque, au style d’une flamboyante beauté lyrique, a reçu en 1988 le prix Pulitzer, et a figuré pendant des mois en tête des listes de best-sellers en Grande-Bretagne et aux États-Unis.

Beloved est un moment hors du temps, une alchimie sublime entre un texte puissant et la voix envoûtante d’Anne Alvaro.


Mon avis sur l’histoire

Mince, je crois que j’ai ici une nouvelle lecture qui devrait se lire avec les yeux plutôt qu’avec les oreilles…

Je suis complètement mitigée pour ce livre sans doute car j’avais très envie de le lire mais qu’en l’écoutant je me suis complètement noyée dans les phrases à rallonge de Toni Morrison.

Le début nous met de suite dans l’ambiance, un bébé égorgé par sa propre mère et qui revient en tant que fantôme dans la maison, ça à de quoi tout de suite capter notre attention. Pourtant ce fût une lecture sans émotion. Jamais je n’ai été attendrie pourtant je suis certaine qu’il faut être attendrie pour savourer pleinement cette lecture.

A travers ses personnages l’auteure nous parle des répercutions de la condition d’esclave qui malgré leur liberté ont toujours du mal à se sentir pleinement libre. Oh, comme je suis déçue de ne pas avoir su apprécier ce roman à sa juste valeur…

Je pense que ce livre est compliqué , beaucoup de phrases, beaucoup d’époques qui se superposent sans forcément de transition. Il faut sans cesse être concentré au risque de ne plus s’y retrouver et de devoir repasser certains passages car on a rien compris.

Je pense relire ce livre mais pas en audio afin de lui redonner une chance.


Mon avis sur la narration

Je dois avouer que la narratrice ne m’a pas aidé à savourer ce livre. Par moment elle manquait de souffle car comme je vous disais les phrases sont très longues. Sauf que pour un livre audio si la narratrice change de voix car elle n’a plus de souffle pour finir sa phrase ça laisse perplexe. On s’interroge pour finalement souffler à notre tour car c’est juste agaçant.


En bref

Un lecture laborieuse , compliquée. Je suis déçue car je tenais à lire ce livre depuis un moment mais comme pour « Ici n’est plus ici » de Tommy Orange, certains livres ne s’écoutent pas il faut les lire.

« Né d’aucune femme » de Franck Bouysse

Lu par: Simon Duprez, Cachou Kirsch

Durée: 9h09

Genre: Contemporain


Résumé de l’éditeur

Dans le secret du confessionnal, on confie au père Gabriel une mission. Récupérer à l’asile voisin, sous la jupe d’une femme dont il doit bénir le corps, de mystérieux cahiers. C’est ainsi que sortent de l’ombre les carnets de la jeune Rose, ceux dans lesquels elle a conté son histoire, cherchant à briser le secret dont on voulait couvrir son destin.


Mon avis sur l’histoire

OK, là j’enchaîne les lectures géniales. Après l’excellent roman « Dans la foret » de Jean Hegland. Je passe à un tout autre registre mais tout aussi excellent.

Ce roman inclut plusieurs voix , chacun des personnages nous permet de comprendre sa propre réflexion sur tel ou tel événement du récit. Très immersif , on ne peut être que conquis.

Un récit rudement mené où l’équilibre entre la beauté et la monstruosité est parfaitement maintenu d’une main de maître. Les émotions nous transperce, parfois on en perd notre souffle, on est horrifié puis la scène d’après nous réconforte et nous permet de reprendre courage. Franck Bouysse joue avec nos émotions et lorsqu’on pose ce livre on s’en retrouve tout chamboulé.


Mon avis sur la narration

Un livre audio a deux voix mais c’est comme si chacun des personnages avait sa propre voix. Ils prennent littéralement vie dans ce livre audio.


En bref

Je ne saurai dire pourquoi je ne mets pas ce livre en coup de cœur. J’ai adoré mais il manque un je ne sais quoi pour être totalement parfait. Peut-être que si vous, vous l’avez lu vous saurez me dire quoi?

« Dans la forêt » de Jean Hegland

Lu par: Maia Baran

Durée: 10h02

Genre: Contemporain


Résumé de l’éditeur

Rien n’est plus comme avant : le monde tel qu’on le connaît semble avoir vacillé, plus d’électricité ni d’essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l’inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d’inépuisables richesses.
Considéré depuis sa sortie comme un véritable choc littéraire, Dans la forêt, roman sensuel et puissant, met en scène deux jeunes femmes qui entraînent le lecteur vers une vie nouvelle.


Mon avis sur l’histoire

Un premier coup de coeur 

En cette période de confinement cette lecture peut être à double tranchant. Soit on va adorer son côté réaliste, très proche de notre vie actuelle. Soit on va avoir peur et dans ce cas je ne peux que vous conseiller de repousser votre lecture au risque de passer à côté d’un chef d’oeuvre.

Au début j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire , mais je mets toujours un peu de temps avant de m’habituer aux personnages, une fois le lien créé je me suis littéralement transportée au cœur de la forêt aux cotes de Nell et Éva.

Un roman réaliste sur la fin de notre civilisation telle que nous la connaissons, pas de catastrophes naturelles à répétitions, ni de hordes de zombies affamées. Juste plus d’essence , plus d’électricité et une grippe. Saisissant de réalisme.

La simplicité du déroulement de l’histoire accentue une nouvelle fois ce côté réaliste. Nell nous raconte dans son journal sa vie actuelle avec sa sœur dans leur maison au cœur de la forêt. Elle y dépeint également sa vie antérieure lorsque tout à commencé, comment sa famille s’est organisée en comprenant que la situation ne reviendrait pas à la normale.

Très honnêtement il y a une pointe de poésie dans ce roman, cette vie , ce retour à l’essentiel comme trouver de la nourriture, se soigner, se chauffer. C’est une jolie réflexion sur notre condition d’être humain .

Juste magnifique, bien écrit, réaliste. Il redonne espoir .


Mon avis sur la narration

La narration est excellente , tout en pudeur , tout en finesse. Un véritable moment de bonheur. Je ne peux que conseiller cette lecture en audio, totalement immersif on se laisse facilement bercer par ce récit. Excellent.


En bref

Ce roman est un journal intime, une encyclopédie, un mémoire de survie pour un monde futur peut -être pas si lointain. Une pure merveille

« Vie de Gérard Fulmard » de Jean Echenoz

Lu par: Dominique Pinon

Durée: 4h28

Genre: Contemporain


Résumé de l’éditeur

La carrière de Gérard Fulmard n’a pas assez retenu l’attention du public. Peut-être était-il temps qu’on en dresse les grandes lignes. Après des expériences diverses et peu couronnées de succès, Fulmard s’est retrouvé enrôlé au titre d’homme de main dans un parti politique mineur où s’aiguisent, comme partout, les complots et les passions. Autant dire qu’il a mis les pieds dans un drame. Et croire, comme il l’a fait, qu’il est tombé là par hasard, c’est oublier que le hasard est souvent l’ignorance des causes.

Après Envoyée spéciale, Dominique Pinon se replonge avec plaisir et malice dans l’écriture de Jean Echenoz.


Mon avis sur l’histoire

J’ai rien compris à cette lecture… Est-ce le style de l’auteur de se montrer constamment ironique? Plus d’une fois j’ai ressentis de l’agacement. Je n’ai jamais lu Jean Echenoz alors je ne sais pas vraiment sur que pied danser concernant ce livre .

Alors oui c’est très bien écrit mais j’ai rien compris à cette histoire, ça parle d’un mec minable sur fond d’un partit politique peu fiable. Magouilles & compagnie sont de sortis mais c’est plat , artificiel. Une lecture sans saveurs.


Mon avis sur la narration

Je suis désolée de poser la question mais est-ce que le narrateur a prit plaisir à cette lecture? Car, par moment je me suis demandée si il prenait tout ceci au sérieux. Un ton de « je m’en foutiste  » qui accentue grandement mon agacement face à cette lecture.

Pour être totalement impartiale j’ai mis la lecture sans écouteurs afin de faire écouter mon mari. Je ne lui ai pas dit mon ressenti, la première chose qu’il m’a dit c’est si le gars faisait exprès de parler comme ça… Je pense que ça à le mérite d’être clair.


En bref

Les goûts et les couleurs sont differents pour chaque personne. Ce livre a connu un petit succès par les critiques. Pour moi il n’a fait que m’agacer durant presque 4h30.

« Girl » d’Edna O’Brien

Lu par: Claire Cahen

Durée: 5h52

Genre: Contemporain


Résumé de l’éditeur

Le nouveau roman d’Edna O’Brien laisse pantois. S’inspirant de l’histoire des lycéennes enlevées par Boko Haram en 2014, l’auteure irlandaise se glisse dans la peau d’une adolescente nigériane. Depuis l’irruption d’hommes en armes dans l’enceinte de l’école, on vit avec elle, comme en apnée, le rapt, la traversée de la jungle en camion, l’arrivée dans le camp, les mauvais traitements, et son mariage forcé à un djihadiste – avec pour corollaires le désarroi, la faim, la solitude et la terreur.
Le plus difficile commence pourtant quand la protagoniste de ce monologue halluciné parvient à s’évader, avec l’enfant qu’elle a eue en captivité. Celle qui, à sa toute petite fille, fera un soir dans la forêt un aveu déchirant – « Je ne suis pas assez grande pour être ta mère » – finira bien, après des jours de marche, par retrouver les siens. Et comprendre que rien ne sera jamais plus comme avant : dans leur regard, elle est devenue une « femme du bush », coupable d’avoir souillé le sang de la communauté.

Prix Femina spécial 2019 pour l’ensemble de son œuvre.


Mon avis sur l’histoire

Un roman à ne pas mettre entre toutes les mains. Terriblement fort et cruel , Edna O’Brien revient sur l’enlèvement des lycéennes par Boko Haram en 2014. Si tout ceci reste de la fiction le thème est assez fort pour nous donner des sueurs froides.

Certaines scènes sont abjectes et frôlent l’horreur. Âme sensible s’abstenir, aucun lecteur ne sera épargner . Si les passages où les lycéennes sont captives sont horribles ceux qui suivent sont encore pire… Lire dans le regard des autres toute la révulsion qu’on leur procure est sans doute la pire souffrance qu’une survivante peut vivre.

Je me rappelle très bien lorsque l’enlèvement des jeunes filles est passé au infos , Comment ne pas y être insensible? Edna O’Brien a su retranscrire l’empathie que nous inspire ses filles . Je n’ai pu être qu’admirative devant le courage de Maryam.

La phrase la plus forte qui m’est longtemps restée dans la tête est très lourde de sens.

« Je ne suis pas assez grande pour être ta mère »

Un court roman mais terriblement marquant.


Mon avis sur la narration

Je dois vous avouer que cette fois-ci je n’ai pas grand chose à raconter sur la narratrice. Je n’ai jamais été gênée pendant l’écoute, je suppose que cela veut sans doute dire que le travail de la narratrice est bon, non?


En bref

Un roman coup de poing à la limite du témoignage. Cela reste de la fiction mais très rapprochée de la réalité. 2014 c’était hier, il y a un travail de mémoire à respecter afin que tout ceci n’arrive plus jamais. Ce sont des livres comme « Girl » qui font qu’on n’oublie pas.

« Ici n’est plus ici » de Tommy Orange

Lu par: Sylvain Agaësse, Benjamin Jungers, Audrey Sourdive

Durée: 8h44

Genre: Contemporain


Résumé de l’éditeur

« Être Indien en Amérique n’a jamais consisté à retrouver notre terre. Notre terre est partout ou nulle part. »

À Oakland, dans la baie de San Francisco, les Indiens ne vivent pas sur une réserve mais dans un univers façonné par la rue et par la pauvreté, où chacun porte les traces d’une histoire douloureuse. Pourtant, tous les membres de cette communauté disparate tiennent à célébrer la beauté d’une culture que l’Amérique a bien failli engloutir. À l’occasion d’un grand pow-wow, douze personnages, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, vont voir leurs destins se lier. Ensemble, ils vont faire l’expérience de la violence et de la destruction, comme leurs ancêtres tant de fois avant eux. Débordant de rage et de poésie, ce premier roman impose une nouvelle voix saisissante, véritable révélation littéraire aux États-Unis, où il a été consacré « Meilleur roman de l’année » par l’ensemble de la presse américaine. Finaliste du prix Pulitzer et du National Book Award, il a reçu plusieurs récompenses prestigieuses dont le PEN/Hemingway Award.


Mon avis sur l’histoire

C’est un livre que je voulais absolument lire, je me l’étais même inscrit dans mon carnet de « Livres à acheter ». Depuis mon enfance et notamment grâce au Disney « Pocahontas » je suis tombée in Love des Amérindiens .

L’histoire sur le papier me faisait énormément envie , j’ai d’abord été conquise par ce prologue très instructif sur les conditions de vie des indiens, vraiment super intéressant. Pourtant , une fois l’histoire réellement commencée je me suis perdue dans la multitude des personnages. Je ne sais pas si avec la version papier cela me serait arrivée… La version audio à plusieurs voix m’a sans doute perturbée, pour confirmer je devrai me procurer le livre afin de le lire moi-même .

J’ai mis beaucoup de temps avant de vraiment rentrer dans l’histoire ce qui est dommage . Ne pas savoir quel personnage prenait la parole à complètement chamboulé ma lecture. Ce n’est qu’à la fin où j’ai vraiment prit du plaisir . De plus, dès le début mon intuition me dictait qu’il se passerait quelque chose de grave durant ce pow-wow, j’attendais le dénouement final mais avant il fallait suivre les différents protagonistes, chose difficile à faire lorsqu’on ne sais plus qui est qui.


Mon avis sur la narration

Je dois avouer que le nombre de personnages m’a parfois fait perdre le fil de qui est qui. Je ne sais pas si j’étais pas par moment bien trop fatiguée pour bien écouter mais il m’arrivait de ne plus savoir qui était le personnage qui parlait. Serait-ce un livre qu’on doit absolument lire avec les yeux et non pas avec les oreilles?

Par contre, j’étais absolument conquise par la voix d’Audrey Sourdive , les émotions étaient au rendez-vous grâce à ses interprétations. Ravie de la retrouver, je pense réellement me procurer un autre livre audio avec elle comme narratrice pour confirmer mon sentiment.


En bref

Dommage, mais pour pouvoir savourer pleinement un livre , il faut comprendre les personnages et j’ai bien trop souvent été perdue pour prétendre aimé ce roman et ses personnages. Cependant, je le lirai en format papier car je pense que ce livre à beaucoup de potentiel . Ma recommandation serait de ne pas le lire en audio afin de ne pas s’y perdre.

« Le bal des folles » de Victoria Mas

Lu par: Audrey Sourdive

Durée: 6h45

Genre: Contemporain


Résumé de l’éditeur

Chaque année, à la mi-carême, se tient, à la Salpêtrière, le très mondain Bal des folles. Le temps d’une soirée, le Tout-Paris s’encanaille en compagnie de femmes déguisées en colombines, gitanes, zouaves et autres mousquetaires. Ce bal « costumé et dansant » n’est rien d’autre qu’une des dernières expérimentations du docteur Charcot, adepte de l’exposition des fous. Dans ce livre terrible et puissant, Victoria Mas choisit de suivre le destin de ces femmes victimes d’une société masculine qui leur interdit tout écart et les emprisonne. Parmi elles, Geneviève, intendante dévouée corps et âme au célèbre neurologue ; Louise, une jeune fille « abusée » par son oncle ; Thérèse, une prostituée au grand coeur ; Eugénie enfin qui, parce qu’elle dialogue avec les morts, est internée par son père. Un hymne à la liberté pour toutes les femmes que le XIXe siècle a tenté de contraindre au silence.


Mon avis sur l’histoire

Une plume sans contexte très documentée sur l’épisode de la Salpêtrière . Victoria Mas a bien étudié son sujet et nous offre un roman explicite sur les expériences de Charcot envers ses pauvres femmes.

Le bal des folles , l’auteure nous l’annonce dès le début et pourtant ce n’est qu’aux dernières pages de ce roman que nous pourrons y assister. Tout d’abord, on rencontre les personnages , toutes différentes mais qui ont toutes pour point commun d’être née femme. Malheureusement au XIXème siècle les femmes peuvent être facilement envoyé à l’asile si leur comportement ou juste leur présence dérange… Le bal n’est vraiment l’événement qui marquera ce livre, c’est la transition envers toutes ses folles. Ce sont elles qui comptent , lire leur histoire, comment elles ont fini à la Salpêtrière et ainsi comprendre pourquoi ce bal leur est si cher.

Le personnage le plus intéressant est celui de l’infirmière. Sa moralité envers son métier, son comportement envers ses « aliénées » , ses réflexions et son changement de mentalité sont pour moi des événements intéressants et j’ai pris beaucoup de plaisir à lire l’évolution de ce personnage. En revanche, le contexte paranormal d’Eugénie est en décalage avec le travail et l’écriture si réaliste de ce roman. Après qui suis-je pour dire que les morts ne peuvent pas faire appel aux vivants?


Mon avis sur la narration

La prestation d’Audrey Sourdive m’a complètement convaincue. Le changement de timbre lorsqu’elle passe d’un personnage à un autre est bien travaillé à aucun moment je ne me suis demandée « qui c’est qui parle? » . Une très bonne élocution, très honnêtement je suis ravie de retrouver cette narratrice dans un autre livre audio. Peut être même qu’un jour je choisirai un livre audio juste par rapport à elle.


En bref

Un historique bien travaillé, tout en fluidité, ce roman à beaucoup fait parler à sa sortie . Je peux comprendre l’enthousiasme qui déferle autour de ce livre, la cause des femmes est un sujet qui nous tient souvent à cœur. L’inspiration historique de Charcot et de la Salpêtrière apporte un véritable plus à l’oeuvre.

« Le miroir de nos peines » de Pierre Lemaitre

Lu par: Pierre Lemaitre – Suivi d’un entretien avec l’auteur

Durée : 14h01

Genre: Roman contemporain


Résumé de l’éditeur

Avril 1940. Louise, trente ans, court, nue, sur le boulevard du Montparnasse. Pour comprendre la scène tragique qu’elle vient de vivre, elle devra plonger dans la folie d’une période sans équivalent dans l’histoire, où la France tout entière, saisie par la panique, sombre dans le chaos, faisant émerger les héros et les salauds, les menteurs et les lâches… Et quelques hommes de bonne volonté.
Il fallait toute la verve et la générosité d’un chroniqueur hors pair des passions françaises pour saisir la grandeur et la décadence d’un peuple broyé par les circonstances. Secret de famille, grands personnages, puissance du récit, rebondissements, burlesque et tragique… Le talent de Pierre Lemaitre, prix Goncourt pour Au revoir là-haut, est à son sommet dans ce dernier volet de la trilogie Les Enfants du désastre.


Mon avis sur l’histoire

J’avais déjà lu en version papier le roman peu de temps avant de l’avoir en version audio . C’est donc l’histoire bien en tête que j’ai écouté ce livre. C’est toujours un véritable plaisir de retrouver un épisode de la trilogie « Des enfants du désastre » . La réputation de Pierre Lemaitre n’est plus à faire, la fluidité de son récit fait que le roman se dévore en un temps record. Ici, nous retrouvons Louise que nous avions pu croiser dans Au revoir là haut , alors qu’elle n’était qu’une enfant. Certain seront sans doute déçu de ne pas suivre un des membres de la famille Péricourt mais ne croyez-vous pas qu’ils ont assez souffert? Donc, Louise a bien grandit, son personnage est bien construit, le lecteur n’a aucun mal à ressentir ses fêlures causées par la vie, ce qui l’humanise et la rend attachante. Les autres personnages ne sont pas en reste , il y en a toute une brochette tout aussi intéressant les uns des autres. Chaque personnage rajoute une pierre à ce monument littéraire. Ils sont à découvrir et à aimer, chacun d’eux saura se faire une place pour que votre moment de lecture soit un réel plaisir. Pierre Lemaitre arrive avec une certaine facilité à insérer des scènes incongrues dans chacun de ses livres, parfois ça nous laisse de marbre on passe à côté mais parfois ses scènes nous reste en tête même après avoir fini le chapitre et qu’on passe au suivant. L’entre deux guerres est une période pas si lointaine, si certain d’entre vous ont eu la chance de connaitre ses arrières grands-parents, comme moi, ilos ont pu vous raconter certaines histoires sur cette période. Le miroir de nos peines très ancrés dans la réalité aurait pu en être une.


Mon avis sur la narration

Il faut avouer que Pierre Lemaitre est un sacré conteur, à la hauteur du grand Pierre Bellemare! Pour prouver ce constat , je vais vous raconter une petite anecdote: Une fois les enfants couchés, je m’installe tranquillement le casque sur les oreilles . Après 3 chapitres je me suis littéralement laissée bercer par la voix apaisée de l’auteur. J’ai émergé un chapitre plus tard, sans m’en rendre compte. Vous pourriez me dire que si je me suis endormie c’est par que je me suis ennuyée , pas du tout! Cette voix si calme, si apaisante m’a totalement bercée. Le gros atout de ce livre audio est sans contexte la voix de Pierre Lemaitre. Il ponctue bien ses phrases, laisses des espaces pour reprendre sa respiration et créer des ambiances. les personnages prennent littéralement vie à travers la voix du conteur. Pierre Lemaitre ronchonne, gronde, baisse d’un octave sa voix lorsqu’il s’agit de Louise, il perd haleine lorsque la situation s’accélère . Bref, un pur moment de plaisir. Cependant, un texte à une seule voix peut parfois devenir vite monotone . Il y a beaucoup de narration , certain passage sont très long et il peut vite y naître un sentiment de lassitude.


En bref

Une fin de trilogie à la hauteur de ses prédécesseurs. Pierre Lemaitre avec sa voix devrait songer à faire carrière dans le doublage . J’ai adoré.


Petit bonus , lors de l’entretien avec l’auteur il annonce qu’une nouvelle trilogie est en cours… Alors heureux?

Membre du jury Audiolib 2020

Si vous me suivez sur instagram, vous savez déjà que j’ai été sélectionné pour être membre du jury pour le prix Audiolib2020.

C’est pour moi un challenge car j’ai très peu l’habitude d’écouter des livres audio. Vais-je aimé la sensation de ne pas tenir le bouquin entre mes mains? Ne vais-je pas être déroutée de ne pas lire avec mes yeux mais avec mes oreilles?

Pour être honnête au moment où j’écris ses lignes j’ai déjà écouté 8 titres sur 10 et je dois vous avouer que passer mes appréhensions la lecture est très agréable. C’est même un véritable moment de plénitude. J’attends que les enfants soient au lit et que le mari vaque à ses occupations pour mettre mon casque et appuyer sur play. L’immersion est totale et instantanée. Plus rien n’existe entre moi et mon livre. Je sais qu’en cette période de confinement ce n’est pas toujours facile surtout pour les personnes seules ou cloîtrée entre 4 murs sans jardin mais mon petit plus à moi c’est l’écoute au soleil dans mon jardin, ça me ressource et me rend plus zen pour affronter tout ça.

Lire la suite « Membre du jury Audiolib 2020 »

WordPress.com.

Retour en haut ↑

Créez votre site Web avec WordPress.com
Commencer