Mon classement pour le prix audiolib 2021

Cette année j’ai finis d’écouter tous les titres en lice avec une jolie avance sur la date butoir et je dois dire que mon cerveau n’a pas chômé pour arriver à réaliser un classement . Si pour certains titres c’était une évidence, j’ai à de nombreuses reprises hésité dans mon choix car certaines lectures étaient à mes yeux très bonnes et j’ai eu du mal à choisir vers laquelle allait ma préférence par rapport à l’autre.

L’aventure se termine pour moi, il est temps de vous dévoiler mon choix final en commençant par les 5 derniers.

10. LA SOUSTRACTION DES POSSIBLES de Joseph Incardona

Pas convaincu du tout par ce roman où tout sonne faux, une réelle déception pour moi.

9. DU CÔTÉ DES INDIENS d’Isabelle Carré

Je ne pense pas que ce livre soit bien adapté , un recueil aurait été plus avisé. Le tout est décousu , trop de drames tue le charme.

8. LE BANQUET ANNUEL DE LA CONFRÉRIE DES FOSSOYEURS de Mathias Enard

Je pense que ce roman mérite une relecture de ma part, sans doute que le format audio ne lui convient pas suffisamment pour prendre pleinement conscience de sa valeur.

7. NICKEL BOYS de Colson Whitehead

Ce roman m’aura longuement hésité sur son classement, car il faut savoir que j’ai beaucoup aimé mais le caractère distant des personnages ne me plait pas, pour que j’apprécie pleinement un livre il me faut avoir une réelle relation avec les personnages. Ce n’est pas le cas avec ce livre.

6. RHAPSODIE DES OUBLIÉS de Sofia Aouine

La version audio ne m’a pas vraiment convaincue cependant j’ai beaucoup apprécié l’histoire et les personnages du livre.

♥ MON TOP 5 ♥

5. LE CONSENTEMENT de Vanessa Springora

Que ce soit en version papier ou en version audio , cette lecture est incroyable et mérite d’être lu par le plus grand nombre

4. TAQAWAN de Éric Plamondon

Une de mes lectures les plus marquantes car historiquement parlant elle est forte. J’ai été vraiment conquise par cette lecture.

3. LÀ OÙ CHANTENT LES ÉCREVISSES de Délia Owens

J’ai longtemps hésité entre la troisième et la deuxième place car j’aime énormément ce livre . C’est un des romans qui marque par sa beauté de description.

2. LE POÈTE de Michael Connelly

Si il n’y avait pas eu « Betty » ce livre aurait eu la première place très clairement, c’est un thriller ultra puissant et addictif. Une merveille à l’écoute, « Le poète » est un livre à lire avec ses oreilles encore et encore.

1. BETTY de Tiffany McDaniel

Mon gros coup de cœur du prix de cette année. « Betty » c’est un livre qui marque l’esprit et le cœur du lecteur. C’est une lecture magnifique , les larmes n’étaient pas loin en lisant la dernière page .

C’est la fin d’une superbe aventure. Le prix audiolib c’est plus que des heures d’écoute, ce sont des moments du pur évasion, de rencontres, d’échanges . Merci à l’équipe audiolib de me faire découvrir de nouveaux livres et de nouveaux auteurs. J’ai hâte de découvrir le lauréat de cette année. Je croise les doigts pour « Betty » car ce livre le mérite amplement.

« LE CONSENTEMENT  » de Vanessa Springora

Lu par: Guila Clara Kessous

Durée: 3h53

Genre: Document et essai


Résumé de l’éditeur

« Depuis tant d’années, je tourne en rond dans ma cage, mes rêves sont peuplés de meurtre et de vengeance. Jusqu’au jour où la solution se présente enfin, là, sous mes yeux, comme une évidence : prendre le chasseur à son propre piège, l’enfermer dans un livre. »
Séduite à l’âge de quatorze ans par un célèbre écrivain quinquagénaire, Vanessa Springora dépeint, trois décennies plus tard, l’emprise que cet homme a exercée sur elle et la trace durable de cette relation tout au long de sa vie de femme. Audelà de son histoire intime, elle questionne dans ce récit magnifique les dérives d’une époque et la complaisance d’un milieu littéraire aveuglé par le talent et la notoriété.
Force de caractère et puissance de la littérature se lient dans ce récit inoubliable et nécessaire, lu avec tact par Guila Clara Kessous.

Suivi d’un entretien exclusif avec l’autrice


Mon avis sur l’histoire

J’avais lu ce livre dès sa sortie et y retourner m’a toujours autant remué les tripes. Vanessa raconte sans fausse pudeur l’emprise de Gabriel Matzneff . Elle ne se victimise pas , elle ne fait pas le procès de ce prédateur , ce texte c’est un exutoire pour elle . C’est un besoin de s’exprimer sur ce qu’elle a vécu et comment elle a réussi à s’en sortir non sans séquelle. Je trouve que l’écriture est maitrisé , jamais on ne tombe dans le mélodrame mais ça reste percutant et dramatique on se demande comment à cette époque (qui ne date que de quelques années) on a pu laisser passer tout ça.

Ma curiosité titillée , après lecture j’ai fais une recherche google sur Gabriel Matzneff car je l’avoue je n’ai jamais lu un seul de ses livres et je ne compte en aucun cas le faire mais je souhaitais savoir comment il se « défendait » face au livre « le consentement » de Vanessa Springora et ce que j’ai lu m’a énervé , il ne regrette pas pourquoi le ferait-il ? Pour lui ce n’est en rien de la pédophilie et qu’il écrivent ses « relations » dans un journal intime qu’il publie ça me fou la gerbe.

Vanessa Springora a très bien maitrisé sa répartie dans son livre , c’est bien envoyé . Elle est courageuse car nul doute qu’elle a du avoir à faire à de nombreux rétracteurs .


Mon avis sur la narration

Le ton est neutre et en même temps c’est complètement compréhensible il n’y a pas vraiment de bonne tonalité lorsqu’on raconte un calvaire, une emprise totale d’une homme imbue de sa personne . La version audio apporte un vrai plus grâce à l’entretien qui suit la fin du livre. Vanessa Springora s’exprime et à la fin je me suis dis que cette femme était incroyablement courageuse.


En bref,

Un texte qui ne laisse pas indifférent , jamais on ne tombe dans le mélo , ça fait mal mais c’est très bien raconté.


« LE POÈTE » de Michael Connelly

Lu par: Benjamin Jungers

Durée: 16h43

Genre: Thriller


Résumé de l’éditeur

La spécialité de Jack McEvoy, c’est la mort. En tant que chroniqueur judiciaire au Rocky Mountain News, il y a été confronté plus d’une fois. Mais rien n’a pu le préparer au suicide de son frère jumeau. Inspecteur de police, déprimé et incapable de supporter le meurtre non résolu d’une jeune femme retrouvée coupée en deux, Sean s’est tiré une balle dans la bouche, comme le font souvent les policiers dépressifs. Un sujet dont Jack décide de s’emparer, en guise de dernier hommage à son frère.
Mais en s’immisçant dans une base de données du FBI pour les besoins de son article, McEvoy découvre avec stupéfaction que beaucoup de policiers se sont suicidés dernièrement, et que le FBI mène l’enquête sur la mort de son frère. Il comprend alors que cette affaire est en passe de lui fournir le plus gros scoop de sa carrière.
Il pressent aussi qu’il est devenu la prochaine cible du suspect, un assassin qui a, jusqu’à présent, toujours réussi à tromper les plus fins limiers lancés à ses trousses…
Le Poète, l’un des premiers jalons de l’oeuvre magistrale de Michael Connelly, brillamment porté par la lecture de Benjamin Jungers, fête en 2021 ses 25 ans.


Mon avis sur l’histoire

Véritable page turner , j’ai été prise dans les filets dès les premières lignes. Je pense qu’il s’agit de l’un des meilleurs thriller qu’il m’a été amené de lire. Je me retrouve absolument confuse de ne pas avoir mis la main dessus avant . Je n’ai qu’une seule hâte c’est de me procurer d’autres romans de Michael Connelly afin de savoir si tous sont aussi bon.

Ce livre c’est clairement une valeur sûre du genre. Il est impossible à lâcher une fois qu’il est entre nos mains. L’intrigue est parfaitement menée de A à Z , Les rebondissements assurent une dynamique qui ne fera qu’accentuer notre soif de découvrir la vérités. Plus on se rapproche du poète et plus la tension est palpable.

Ce roman c’est de la dynamite , tous les fans de thriller se doivent de l’avoir dans leur bibliothèque, il n’y a aucune excuse. Pour les non-initiés commencer par ce livre vous fera découvrir un excellent roman et vous procurera (peut-être) un amour inconditionnel pour les romans policiers.


Mon avis sur la narration

Je crois qu’il s’agit là de l’un des meilleurs travail narratif qu’il m’a été amené d’écouter. Très bonne interprétation de la part de . Chaque personne a sa propre intonation, je n’ai jamais été perdue concernant qui été qui. Et puis j’ai beaucoup apprécié que lorsque Jack McEvoy (personnage principal) parle au téléphone, la voix de son interlocuteur est modifiée comme si il était réellement au téléphone . Très bon travail d’effet sonore. Ça fait plaisir.


En bref

Excellent, je pense qu’il n’y a pas d’autre mot. J’ai tout adoré les personnages, la construction de l’intrigue, les effets sonores. Tout y est pour faire de cette écoute un pur moment livresque. Pourtant c’est une longue écoute : 16h43 mais c’est tellement addictif que je n’ai pas vu le temps passer. Très bon roman à lire et surtout à lire avec ses oreilles!


« NICKEL BOYS » de Colson Whitehead

Lu par: Stéphane Boucher

Durée: 6h59

Genre: Contemporain


Résumé de l’éditeur

Dans la Floride ségrégationniste des années 1960, le jeune Elwood Curtis prend très à coeur le message de paix de Martin Luther King. Prêt à intégrer l’université, il voit s’évanouir ses rêves d’avenir lorsque, à la suite d’une erreur judiciaire, on l’envoie à la Nickel Academy, une maison de correction qui s’engage à faire des délinquants des « hommes honnêtes et honorables ». Il s’agit en réalité d’un endroit cauchemardesque, où les pensionnaires sont soumis aux pires sévices. Elwood trouve toutefois un allié précieux en la personne de Turner, avec qui il se lie d’amitié. Mais l’idéalisme de l’un et le scepticisme de l’autre auront des conséquences déchirantes.


Mon avis sur l’histoire

Je m’attendais à être émue, à aimer ses gosses au delà de la raison. Ce roman avait absolument tout pour être un coup de cœur pour moi pourtant il m’a manqué quelque chose de fondamentale pour que ce soit le cas. La symbiose avec les personnages, je ne l’ai pas trouvé. Je suis restée simple spectatrice de ce roman . J’ai regardé les épisodes de vie des pensionnaires sans pour autant avoir ressenti la moindre étincelle. Alors oui, je mentirai si je disais que ce texte n’est pas fort mais sa puissance vient du fait que l’auteur s’inspire de faits réels. Colson Whitehead a rendu son œuvre trop journalistique , il nous met à l’écart de ses gamins à qui ont fait pourtant vivre un véritable enfer. Il ne suscite pas d’empathie c’est vraiment dommage car c’est tout ce qui manque à ce livre pour qu’il soit à mes yeux une pépite.


Mon avis sur la narration

Rien de très transcendant malheureusement. Je ne sais pas si c’était fais exprès mais comme pour l’histoire en elle-même , je suis restée en retrait par rapport aux personnages. Ces derniers n’ont pas réussit à réellement prendre vie dans mon esprit grâce à la voix de Stéphane Boucher on reste dans un ton détaché tout le long. C’est en accord avec le style de l’auteur mais pour moi il est primordiale de créer du lien avec les protagonistes. Une bonne histoire ne suffit par à créer un chef d’œuvre, il faut que les personnages suscitent de l’émotion.


En bref

« Nickel boys » a tout pour être un excellent roman mais pour ça il aurait fallu créer plus de liens avec ses personnages. Sans ça l’alchimie ne fait pas d’étincelles. C’est dommage vu le potentiel du sujet.


« LE BANQUET ANNUEL DE LA CONFRÉRIE DES FOSSOYEURS » de Mathias Enard

Lu par: Vincent Schmitt

Durée: 14h57

Genre: Contemporain


Résumé de l’éditeur

Pour les besoins d’une thèse sur « la vie à la campagne au XXIe siècle », l’apprenti ethnologue David Mazon a quitté Paris et pris ses quartiers dans un modeste village fictif au bord du Marais poitevin. Logé à la ferme, bientôt pourvu d’une mob propice à ses investigations, s’alimentant au Café-Épicerie-Pêche et puisant le savoir local auprès de l’aimable Maire – également fossoyeur –, le nouveau venu entame un journal de terrain, consigne petits faits vrais et mœurs autochtones, bien décidé à circonscrire et quintessencier la ruralité. Mais déjà le Maire s’active à préparer le Banquet annuel de sa confrérie – gargantuesque ripaille de trois jours durant lesquels la Mort fait trêve pour que se régalent sans scrupule les fossoyeurs – et les lecteurs – dans une fabuleuse opulence de nourriture, de libations et de langage. Car les saveurs de la langue, sa rémanence et sa métamorphose, sont l’épicentre de ce remuement des siècles et de ce roman hors normes, aussi empli de truculence qu’il est épris de culture  populaire, riche de mémoire, fertile en fraternité.


Mon avis sur l’histoire

Là j’avoue être mitigée , je ne sais pas si après avoir terminé ce livre si je penche du côté « j’aime » ou du coté  » j’aime pas ». Si la première partie m’a emballée avec son franc parlé et son style journal intime , la suite du roman m’a surprise puis m’a ennuyée. Il faut comprendre que le thème est intéressant , l’auteur nous parle de réincarnations , il place ses personnages dans « la roue du temps » ce qui amène à diverses scènes cocasses et lui permet de remonter le fil du temps , on peut parfois croiser de nombreux personnages historique dans la même partie. C’est original mais ça devient lassant à la longue.

La quatrième partie laisse place à l’événement qui donne le titre du livre  » Le banquet annuel de la confrérie des fossoyeurs » , cette partie est totalement déjantée , c’est même carrément gargantuesque (jeu de mot subtil lorsqu’on prend compte qu’on parle beaucoup de Gargantua durant cette partie). C’est vraiment cette partie que je n’arrive pas à situer dans mon cœur . Ai-je aimé? Je sais pas , j’aime les références mais peut être que le coté « trop déjanté » me fais vaciller. C’est un roman qui mérite une relecture pour avoir un avis définitif.


Mon avis sur la narration

Je n’ai pas grand chose à dire pour l’aspect narratif. Je n’ai pas été transporté, je pense que ce roman se classe dans les livres qu’il faut lire en version papier pour en prendre pleinement conscience.


En bref

Une relecture s’impose, peut être en version papier pour mieux approfondir certaines parties.


« DU CÔTÉ DES INDIENS » d’Isabelle Carré

Lu par: Isabelle Carré

Durée: 8h24

Genre: Contemporain


Résumé de l’éditeur

« Il s’est trompé, il a appuyé sur la mauvaise touche, pensa aussitôt Ziad. Il ne va pas tarder à redescendre… Il se retint de crier : “Papa, tu fais quoi ? Papa ! Je suis là, je t’attends…” Pourquoi son père tardait-il à réapparaître ? Les courroies élastiques de l’ascenseur s’étirèrent encore un peu, imitant de gigantesques chewing-gums. Puis une porte s’ouvrit là-haut, avec des rires étranges, chargés d’excitation, qu’on étouffait. Il va comprendre son erreur, se répéta Ziad.
Son père s’était volatilisé dans les derniers étages de l’immeuble, et ne semblait pas pressé d’en revenir. »

Ziad, 10 ans, ses parents, Anne et Bertrand, la voisine, Muriel, grandissent, chutent, traversent des tempêtes, s’éloignent pour mieux se retrouver. Comme les Indiens, ils se sont laissé surprendre ; comme eux, ils n’ont pas les bonnes armes. Leur imagination saura-t-elle changer le cours des choses ?

Le regard poétique d’Isabelle Carré et sa voix nuancée éclairent d’une poignante intensité la ronde vertigineuse de ces êtres qui cherchent désespérément la lumière.


Mon avis sur l’histoire

J’ai comme un gout d’inachevé avec cette lecture. Si j’ai aimé suivre Ziad , je me suis perdue entre toutes les dérives des personnages. Trop de chaos , trop de tragédie . L’auteure parle de beaucoup de sujets d’actualité comme les migrants , le mouvement #metoo, l’adultère mais ça ne colle pas ensemble. Car c’est trop, tout simplement. Mettre trop de sujets en un seul roman rend le tout décousu . Ça ne s’assemble pas , la narration s’embrigade mal ce qui rend la lecture lourde et laisse un gout d’inachevé. Un recueil de nouvelles aurait été plus concordante. C’est une réelle déception.

Je ne vais pas dire que l’écriture est mauvaise loin de là , elle est même très agréable ça facilite grandement la lecture lorsque le sujet en lui-même la rend pénible.


Mon avis sur la narration

Là, j’avoue ne rien à voir à y redire. J’apprécie énormément que l’auteure fasse la narratrice de son roman. De plus, Isabelle Carré est une actrice, jouer tous ses personnages qu’elle a crée ne lui pose aucun soucis. Elle les connait , sait parfaitement quel ton donné pour chacun. L’aspect narratif est bien joué.


En bref

C’est une déception, un embrigadement d’histoires qui s’assemble mal. Trop c’est trop, je reste sur l’idée qu’un recueil de nouvelles aurait été mieux exploité.


« LÀ OÙ CHANTENT LES ÉCREVISSES » de Délia Owens

Lu par: Marie du Bled

Durée: 11h18

Genre: Contemporain


Résumé de l’éditeur

Pendant des années, les rumeurs les plus folles ont couru sur « la Fille des marais » de Barkley Cove, une petite ville de Caroline du Nord. Pourtant, Kya n’est pas cette fille sauvage et analphabète que tous imaginent et craignent.
À l’âge de dix ans, abandonnée par sa famille, elle doit apprendre à survivre seule dans le marais, devenu pour elle un refuge naturel et une protection. Sa rencontre avec Tate, un jeune homme doux et cultivé transforme la jeune fille à jamais. Mais Tate, appelé par ses études, l’abandonne à son tour. La solitude devient si pesante que Kya ne se méfie pas assez de celui qui va bientôt croiser son chemin et lui promettre une autre vie.
Lorsque l’irréparable se produit, elle ne peut plus compter que sur elle-même…
Une héroïne autodidacte et passionnée, une peinture saisissante de la beauté des marais, et une enquête à suspense digne d’Agatha Christie font de ce roman un véritable page-turner.
Un premier roman phénomène qui a conquis des milliers de lecteurs dans le monde entier.


Mon avis sur l’histoire

J’ai déjà lu ce roman l’an dernier et il m’avait beaucoup plu. Kya faisait même partie de mes personnages favoris de 2020. Elle fait partie de ses personnage qu’on oublie pas , qui laisse une trace indélébile dans le cœur. Me remettre dans l’ambiance du marais ne m’a posé aucun problème et j’ai savouré d’autant ma lecture car je savais où elle allait m’embarquer.

Ce livre c’est une ode à la nature, le marais parait hostile aux premiers regard mais plus on s’y enfonce et plus on s’aperçoit de toute la beauté qu’elle cache. Sous une écriture poétique Delia Owen nous embarque en cœur de ce paysage luxuriant, son personnage , Kya, nous prend doucement la main pour pas qu’on se perdre et je n’avais aucune envie de la laisser filer, cette douce, intrépide et énigmatique enfant. Quel bonheur de la retrouver.

« Solitude » serait le mot de ce très beau roman, Kya vivra longtemps seule abandonnée par ses proches , un par un ils la quittent, d’autres personnes se rapprocheront d’elle pour finalement aux aussi la laisser.

La construction fait d’aller-retour dans les années de vie de Kya et celle de l’année 1969 où l’on suit la police qui tente d’élucider une enquête pour meurtre. Tout ceci va s’entremêler sans jamais nous perdre car Kya veille à ce que notre curiosité de lecteur soit toujours titillé.

Magnifique roman, poétique et tout en mélancolie.


Mon avis sur la narration

Marie du Bled a su parfaitement saisir l’importance du personnage de Kya, déjà grâce au travail remarquable de Delia Owen pour lui donner vie , l’interprétation de la narration l’a carrément rendue réelle . Ce roman fait partie de ceux qu’on prend un plaisir salvateur à écouter encore et encore.


En bref

Magnifique roman, lu en version papier il m’avait déjà conquise mais en version audio c’est juste magnifique.


« BETTY » de Tiffany McDaniel

Lu par: Audrey D’Hulstère

Durée: 16h56

Genre: Contemporain


Résumé de l’éditeur

« Ce livre est à la fois une danse, un chant et un éclat de lune, mais par-dessus tout, l’histoire qu’il raconte est, et restera à jamais, celle de la Petite Indienne. »
La Petite Indienne, c’est Betty Carpenter, née dans une baignoire, sixième de huit enfants. Sa famille vit en marge de la société car, si sa mère est blanche, son père est cherokee. Lorsque les Carpenter s’installent dans la petite ville de Breathed, après des années d’errance, le paysage luxuriant de l’Ohio semble leur apporter la paix. Avec ses frères et soeurs, Betty grandit bercée par la magie immémoriale des histoires de son père. Mais les plus noirs secrets de la famille se dévoilent peu à peu. Pour affronter le monde des adultes, Betty puise son courage dans l’écriture : elle confie sa douleur à des pages qu’elle enfouit sous terre au fil des années. Pour qu’un jour toutes ces histoires n’en forment plus qu’une, qu’elle pourra enfin révéler.
Betty raconte les mystères de l’enfance et la perte de l’innocence. À travers la voix  de sa jeune narratrice, qu’Audrey d’Hulstère incarne à la perfection, Tiffany McDaniel chante le pouvoir réparateur des mots et donne naissance à une héroïne universelle.


Mon avis sur l’histoire

COUP DE COEUR ❤️ , non , COUP AU COEUR ❤️ J’avais énormément entendu parler de « Betty » , je me méfie toujours des romans qui ont énormément d’éloges pourtant « Betty » je tenais à le lire. Je me le suis noté dans ma wishlist dès sa sortie mais j’attendais le bon moment pour me le procurer. Audiolib m’a devancé et c’était avec une grande impatience et beaucoup d’attente que j’ai mis « Betty » en écoute.

Dès les premières minutes je savais que je serais transportée grâce à cette écriture poétique, cette famille chaotique mais remplie de lumière , ce père que j’ai aimé dès les premiers instants et qui je crois fera partie de mes personnage favoris de l’année 2021. Oui, ce père lumineux , tendre et compréhensif me restera un long moment dans le cœur.

C’est absolument fabuleux comment l’autrice a réussit à entremêler douleur et douceur au fil de son récit. C’est à la fois bouleversant , merveilleux et cruel. Que d’émotion au fil de ma lecture , je n’ai pas les mots tellement Betty m’a touchée profondément, intérieurement. Je n’ai pas été loin des larmes à la fin , je n’avais pas envie de la quitter je voulais la suivre. Plusieurs fois je me suis vue lui tendre la main en lui disant que tout irai bien mais son père me devançait. Ce qui rend ce livre d’autant plus vivant c’est que Tiffany Mc Daniel s’est grandement inspirée du vécue de sa mère, car oui Betty, cette petite indienne est la mère de l’autrice.

C’est beau, touchant , incroyable , de toute beauté. Je n’ai pas les mots , je suis touchée autant par l’histoire que par l’écriture et ses personnages. Tout me plait . Je suis conquise et bouleversée à la fois.


Mon avis sur la narration

« Betty » est un livre qui se vit et je suis plus qu’heureuse de l’avoir lu en version audio car la voix d’Audrey D’Hulstère a littéralement donné vie à cette petite indienne et sa famille. Je pense qu’on est encore plus transporté par ce tourbillon de fragments de vie de Betty en écoutant . Je n’étais plus une simple lectrice j’étais là avec eux. Je ne peux conseiller qu’2000% de privilégier la version audio de ce roman magnifique. Le voyage n’en sera que merveilleux.


En bref

Un très beau coup de cœur. Je suis heureuse d’avoir eu la chance de lire ce livre en version audio car « Betty » est un de ses livres où l’audio permet de prendre pleinement conscience de toute sa beauté, sa tragédie et sa poésie.


« LA SOUSTRACTION DES POSSIBLES » de Joseph Incardona

Lu par: Damien Witecka

Durée: 12h07

Genre: Policier/Thriller


Résumé de l’éditeur

On est à la fin des années 80, la période bénie des winners. Le capitalisme et ses champions, les Golden Boys de la finance, ont gagné : le bloc de l’Est explose, les flux d’argent sont mondialisés. Tout devient , les corps, les femmes, les privilèges, le bonheur même. Un monde nouveau s’invente, on parle d’algorithmes et d’OGM.
À Genève, Svetlana, une jeune financière prometteuse, rencontre Aldo, un prof de tennis vaguement gigolo. Ils s’aiment mais veulent plus. Plus d’argent, plus de pouvoir, plus de reconnaissance. Leur chance, ce pourrait être ces fortunes en transit. Il suffit d’être assez malin pour se servir. Mais en amour comme en matière d’argent, il y a toujours plus avide et plus féroce que soi.
De la Suisse au Mexique, en passant par la Corse, Joseph Incardona brosse une fresque ambitieuse, à la mécanique aussi subtile qu’implacable.
Pour le monde de la finance, l’amour n’a jamais été une valeur refuge.


Mon avis sur l’histoire

Je suis restée complétement de marbre face à cette lecture. Je suis restée insensible aux personnages malgré leurs présences et leurs nombreux point de vue sur les différentes situations . Je ne sais pas si c’est ce qu’a voulu l’auteur mais le lecteur reste en retrait, aucune attache , aucun sentiment . Peut être qu’il sous -entend que dans un monde où l’argent domine il n’y a pas de place pour les sentiments. Peut-être, mais c’est risqué, car moi j’aime m’attacher aux personnages , si ce n’est pas le cas je passe complétement à côté et je m’ennuie. C’est ce qui est arrivé pour ce roman, je n’ai pas compris où je devais aller , je n’avais pas envie de m’attacher ni à Aldo, ni à Svetlana, ni à personne d’autre. Je les ai trouvé trop caricaturaux, trop faux, très extravagants. Bref, ils m’énervaient tous!

En revanche, ce que j’ai trouvé sympathique ce sont les propres réflexions de l’auteur dans l’histoire. Ce qui me pousse à me dire qu’il veut réellement faire passer un message dans son roman , de plus ses interventions sont souvent moralisatrices et là aussi je me dis que lui même ne porte pas ses personnages dans son cœur. Bizarre bizarre…


Mon avis sur la narration

Alors si l’histoire en elle-même ne m’a pas plu j’avoue avoir beaucoup apprécié le travail narratif de l’auteur, j’ai beaucoup sourit lorsqu’il prend une voix suave pour ses personnages féminin . Ça m’a beaucoup amusé .


En bref

Une réelle déception, trop éloigné de mes goûts de lectrice, j’attache une grande importance aux personnages et ici ils sonnent faux , c’est sans doute voulu car l’argent fausse le meilleur des hommes mais pour moi c’est un échec.

« TAQAWAN » de Éric Plamondon

Lu par: François-Éric Gendron

Durée: 4h08

Genre: Roman noir


Résumé de l’éditeur

« Ici, on a tous du sang indien et quand ce n’est pas dans les veines, c’est sur les
mains. »

Le 11 juin 1981, trois cents policiers de la sûreté du Québec débarquent sur la réserve de Restigouche pour s’emparer des filets des Indiens mig’maq. Émeutes, répression et crise d’ampleur : le pays découvre son angle mort.
Une adolescente en révolte disparaît, un agent de la faune démissionne, un vieil Indien sort du bois et une jeune enseignante française découvre l’immensité d’un territoire et toutes ses contradictions. Comme le saumon devenu taqawan remonte la rivière vers son origine, il faut aller à la source…
Histoire de luttes et de pêche, d’amour tout autant que de meurtres et de rêves  brisés, Taqawan se nourrit de légendes comme de réalités, du passé et du  présent, celui notamment d’un peuple millénaire bafoué dans ses droits.

Taqawan est un fabuleux roman noir interprété avec brio par François-Éric
Gendron


Mon avis sur l’histoire

Pour bien comprendre ce livre il faut bien saisir l’importance de son titre . « Taqawan » est le nom donné au saumon lorsqu’il revient de son long périple en mer jusqu’au lieu de sa naissance. C’est donc dans ce sens que l’auteur a construit son roman, il remonte les faits tantôt historiques, tantôt fictifs pour aboutir à un livre extrêmement intéressant et vivant.

Si au début on peut vite se perdre dans cette construction décousue , il faut rester vigilant car chaque chapitre est une pièce d’un puzzle qui lorsqu’on les met bout à bout font de cette lecture un très bon moment.

Les chapitres courts donnent du rythme , je suis resté scotchée par toutes les injustices qu’ont subi ce peuple Mi’gmaq. L’auteur nous dépeins avec réalisme ce pan d’histoire peu glorieuse du Canada . C’est criant de vérité , c’est exploité à la limite de la perfection. J’en reste sur le cul!


Mon avis sur la narration

J’ai beaucoup aimé l’interprétation de François-Éric Gendron. Ses différentes tonalités pour chaque personnage sont bien ajusté. Je n’ai pas assez d’expérience pour savoir si son accent québécois est bon mais pour ma part je l’ai trouvé très réussit.


En bref

Une petite merveille , je pense avoir trouvé l’un de mes 5 finalistes avec « Taqawan ».


« RHAPSODIE DES OUBLIÉS » de Sofia Aouine

Lu par: Ariane Ascaride

Durée: 4h43

Genre: Contemporain


Résumé de l’éditeur

« Ma rue raconte l’histoire du monde avec une odeur de poubelles. Elle s’appelle rue Léon, un nom de bon Français avec que des métèques et des visages bruns dedans. »
Abad, treize ans, vit dans le quartier de Barbès, la Goutte d’Or, Paris XVIIIe. C’est l’âge des possibles : la sève coule, le coeur est plein de ronces, l’amour et le sexe torturent la tête. Pour arracher ses désirs au destin, Abad devra briser les règles. À la manière d’un Antoine Doinel, qui veut réaliser ses 400 coups à lui.
Rhapsodie des oubliés raconte sans concession le quotidien d’un quartier et l’odyssée de ses habitants. Derrière les clichés, le crack, les putes, la violence, le désir de vie, l’amour et l’enfance ne sont jamais loin.
Dans une langue explosive, influencée par le roman noir, la littérature naturaliste, le hip-hop et la soul music, Sofia Aouine nous livre un premier roman éblouissant.
Il fallait le talent d’Ariane Ascaride pour incarner avec autant de justesse cette écriture qui allie humour et drame, et ces « oubliés » que sa lecture nous rend inoubliables.

Avec la participation de l’auteur pour la lecture du chapitre 9.


Mon avis sur l’histoire

Voici un roman comme je les aime , avec des personnages réels et très bien construit. J’ai beaucoup aimé les séances avec celle qui nomme la « dame d’ouvrir dedans ». Rien qu’avec cette simple phrase on sait que le roman sera fort. C’est effectivement le cas, c’est poignant car l’autrice aborde des thèmes difficiles comme la prostitution, la religion extrémiste, les déracinés, les quartiers sensibles. Abad est un garçon ouvert et sensible , beaucoup trop sensible pour son quartier .

L’écriture est directe parfois très audacieuse qui peut surprendre mais après tout ça englobe parfaitement l’ambiance du roman. On est pas dans un quartier huppé ,ici, la délinquance est omniprésente que ce soit sur les trottoirs ou sur les bancs de l’école. L’histoire est un mélange de noirceur et de douceur, après tout ce n’est pas parce qu’Abad est catégorisé délinquant qu’il ne reste pas un garçon de 13 ans qui s’interroge sur ce qui l’entoure et qu’il ne regarde pas le monde avec des yeux plein d’innocence.

L’originalité de ce roman ce n’est pas dans son histoire car finalement il n’y en a pas vraiment on reste concentré sur Abad , son ressenti, sa vision du monde , ses problématiques lié à sa préadolescence. On tourne vite en rond l’histoire n’avance pas pourtant l’écriture fait toute l’originalité du roman, on ne s’ennuie pas car elle nous surprend , elle nous met totalement dans l’ambiance.


Mon avis sur la narration

J’avoue avoir eu beaucoup de mal avec la narratrice au début car j’avais l’impression qu’elle surjouait trop Abad . Je me disais que c’était réellement dommage de mettre trop l’accent sur « sa délinquance » dans le ton. Puis, finalement mon ressentis s’est dissipé au fur et à mesure de l’écoute. En revanche, la participation de l’auteure pour la lecture du chapitre 9 m’a totalement transportée, j’avais le cœur serré à chaque passage. MAGNIFIQUE!


En bref

Totalement mon genre de lecture, Abad est un compagnon de lecture touchant et j’aime son innocence . Il a des mots bien à lui et l’auteure les a transposés dans une écriture audacieuse qui surprend et transporte immédiatement dans le quartier de Barbès. Peut être que j’aurai préféré un homme pour donner sa voix au personnage, le ton donné au début m’a beaucoup dérangé puis finalement je n’y ai plus prêté attention. J’ai beaucoup aimé ce livre .

Membre du jury Audiolib 2021

Je suis incroyablement en retard mais je suis extrêmement fière de refaire partie du jury pour décerner le prix audiolib 2021. Lan dernier j’avais ADORÉ faire partie de la team. J’en garde que de bons souvenirs et j’ai eu le droit à mon plus gros coup de cœur de l’année. Rien que pour ça audiolib fait partie de mes éditeurs préférés. C’est une chouette équipe et je suis trop trop contente d’écouter ses nouveaux titres pour décerner le prix.

Plus j’écoute des livres audio et plus je me dis que j’aime cette façon de lire un livre. Les personnages prennent littéralement vie derrière les voix des narrateurs. Je me laisse aller aux différents sons , c’est un moment de pur plénitude.

Les titres en compétition:

 Betty de Tiffany McDaniel lu par Audrey d’Hulstère
• Du côté des Indiens d’Isabelle Carré lu par l’autrice
• Là où chantent les écrevisses de Delia Owens lu par Marie du Bled
• La Soustraction des possibles de Joseph Incardona lu par Damien Witecka
• Le Banquet annuel de la confrérie des fossoyeurs de Mathias Énard lu par Vincent Schmitt
• Le Consentement de Vanessa Springora lu par Guila Clara Kessous
• Le Poète de Michael Connelly lu par Benjamin Jungers 
• Nickel Boys de Colson Whitehead lu par Stéphane Boucher
• Rhapsodie des oubliés de Sofia Aouine lu par Ariane Ascaride
• Taqawan d’Éric Plamondon lu par François-Éric Gendron

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